CAFI Sainte livrade Noyant, camp de rapatriés d'indochine
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Lettre à Nicolas SARKOZY.


 
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daniel



Inscrit le: 31 Oct 2006
Messages: 318

MessagePosté le: Dim Oct 04, 2009 19:08    Sujet du message: Lettre à Nicolas SARKOZY. Répondre en citant

Le 9 Novembre 2008 ,la CEP a adressé une lettre à Monsieur Nicolas SARKOZY,président de la république ,au sujet du relogement des personnes âgées dans l'opération de rénovation du CAFI de Sainte Livrade sur Lot et de la création d'un lieu de mémoire ouvert,à dimension nationale dans le cadre de la sauvegarde de l'histoire des Rapatriés d'Indochine.


Paris, le 9 novembre 2008


Le Président de la CEP, Daniel FRECHE A Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République


Monsieur le Président,
O B J E T : Au sujet du relogement des personnes âgées dites « ayant droit » dans l’opération de démolition reconstruction du Centre d’Accueil des Français d’Indochine de Sainte-Livrade sur Lot (Lot et Garonne)
Créée en 2005, la Coordination des Eurasiens de Paris (CEP) s’est donné pour objectif la défense des intérêts et de la mémoire des Français d’Indochine rapatriés en 1956 et dans les années qui suivent, plus particulièrement des habitants du Centre d’Accueil des Français d’Indochine
(CAFI) de Sainte-Livrade sur Lot. Dans votre discours du 30 mars 2007, à NICE, vous évoquiez « les gens des colonies … des gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie …, qui ne devaient rien qu’à eux mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu d’autre choix qu’entre la valise et le cercueil. Ils ont tout perdu. » Vous évoquiez ensuite « la dette de la France » en parlant des supplétifs indochinois. Les rapatriés d’Indochine hébergés depuis leur arrivée en France en 1956 au CAFI de Sainte Livrade sur Lot, n’étaient certes pas tous des supplétifs indochinois. Ils étaient nés français, la plupart métis ou issus de parents métis, qui avaient « beaucoup donné à la terre où ils étaient nés, … et qui avaient tout perdu ». Arrivés en France dans les bagages de l’armée française ils étaient réunis au CAFI parce que considérés par l’administration comme des cas sociaux difficilement intégrables, familles nombreuses sans ressources et sans revenus, familles monoparentales dont le père était décédé, femmes âgées chargées de famille … L’ancien camp militaire où ils étaient accueillis devait être transitoire, provisoire. Oubliés et abandonnés de tous, ils s’installèrent dans ces logements, où certains finirent leur vie, et qu’au fil des années les derniers survivants avaient fini par croire définitifs. Fortement attachés à ce cadre de vie et à ces logements, ils veulent préserver leur dernier et unique droit lié à leur statut de « rapatrié ». A Sainte-Livrade d’ailleurs, on les appelle « les ayant droit », auxquels était reconnu, depuis 1956, le modeste privilège de la gratuité du logement. Ce droit n’est d’ailleurs inscrit dans aucun texte de loi. Depuis 2005, la CEP n’a cessé de dénoncer la situation injuste de ces rapatriés d’Indochine. Avec d’autres associations, elle a été à l’origine de l’amendement SIMON à la Loi Alliot Marie, visant à étendre aux rapatriés d’Indochine la reconnaissance nationale exprimée envers les rapatriés.
Elle a été, d’autre part, à l’origine de la demande par l’ancienne Ministre de la Solidarité Nationale et de la famille, Madame Catherine VAUTRIN, d’un rapport de l’IGAS sur les rapatriés d’Indochine. Une grande place avait été faite dans ce document sur les rapatriés d’Indochine des Centres d’Accueil de Sainte Livrade et de Noyant. - Si ce rapport conclut sur le fait que les rapatriés d’Indochine de Sainte Livrade et de Noyant ont pu bénéficier des dispositions des lois de 1970 ou de 1987 sur les rapatriés, il leur déniait le droit à l’allocation de reconnaissance instituée par l’article 6 de la loi Alliot-Marie pour les anciens supplétifs de l’armée française en Algérie, et qu’il est possible d’étendre aux supplétifs indochinois. Ce texte ne pouvait évidemment s’appliquer aux rapatriés d’Indochine de Sainte Livrade nés français et pour certains d’entre eux issus de la société civile. - Le rapport de l’IGAS reconnaissait cependant que les rapatriés d’Indochine souffraient d’un manque de reconnaissance.
- Il préconisait l’institution d’une journée nationale de commémoration de la Guerre d’Indochine (fixée au 8 juin)
- et l’aide de l’Etat dans l’opération de rénovation du site du CAFI. Cette aide se concrétisa par la signature entre la Mairie de Sainte Livrade et l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, d’un accord pour subventionner la rénovation du site.
Cette opération décidée sous forme de démolition-reconstruction pose pour les résidents du CAFI et surtout pour les derniers « ayant droit » de graves problèmes. - La plupart des personnes concernées sont âgées de plus de 80 ans, de santé fragile et avec de très faibles revenus. Elles redoutent le bouleversement complet de ce qui a fait le cadre de leur de vie pendant plus de 50 ans et le déménagement dans un logement dont elles ne savent rien à ce jour. - - - Elles ont déposé à la Mairie de Sainte Livrade et à la Préfecture du Lot et Garonne une pétition demandant qu’on les laisse finir leurs jours dans leur logement actuel ; en effet en rentrant dans le droit commun, elles redoutent la perte de leur modeste statut d’ayant droit et de ce fait la fin de la gratuité de leur logement, d’autant plus que les loyers annoncés pour ces nouveaux logements seraient de 308 à 380 Euros (montant non totalement compensé par les aides au logement) , sans compter les charges et la fiscalité afférentes à leur nouveau statut de locataire.
La CEP attire votre attention sur le cas de ces vieilles personnes qui relève d’un problème humain et vous demande de bien vouloir faire étudier par les services nationaux ou départementaux compétents, et par la Mairie de Sainte Livrade, toutes les solutions de nature à régler le problème statutaire de ces derniers ayant droit, qui ne sont plus qu’une trentaine de personnes, afin de leur permettre de finir leur vie dans la sérénité, avant le début des opérations de démolition du CAFI prévu pour janvier 2009.
Nous nous tenons à la disposition de toute personne compétente que vous désigneriez pour régler ce problème.
Et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République l’expression de nos sentiments respectueux.

Daniel FRECHE
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daniel



Inscrit le: 31 Oct 2006
Messages: 318

MessagePosté le: Jeu Oct 08, 2009 19:49    Sujet du message: lettre du secrétaire à la défense et aux anciens combattants Répondre en citant

Le 21 janvier 2009 , la CEP a reçu la réponse de la lettre adressée à Monsieur Nicolas SARKOZY .

Cliquez ci-dessous .

http://www.rapatries-vietnam.org/ministre-reponse-ancien-combattant.pdf
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