Le site des Rapatriés français d'indochine.


Après les accords de Genève sur le Vietnam signés en juillet 1954, lorsqu'une grande partie des ressortissants Français d'Indochine durent rentrer en France, l'état réquisitionna d'anciens camps militaires pour en faire des centres d'accueils. Sainte Livrade sur Lot fût l'une de leur destination. Le Centre d'Accueil des Français d'Indochine (CAFI) de Sainte Livrade existe toujours ... Voici donc l'histoire de ce camp et le combat des rapatriés d'Indochine, suite à 50 années d'oublis, de privations, de larmes et de sacrifices ...

En 1956, ce camp a accueilli 1200 français rapatriés du vietnam


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Notre combat

Les "eurasiens", qui sont-ils et que représentent-ils en 2014 ?

Ils ne sont pas originaires d'une mythique "Eurasie", mais des noces de l'Europe, de la France coloniale et du Sud Est de l'Asie, ce que les manuels scolaires appelaient la péninsule indochinoise.

Ce mariage, remonte à deux générations celle de nos grand-parents pour certains et de nos parents pour beaucoup d'entre nous. Leur vie commune ne fut pas "un long fleuve tranquille", mais aussi loin que remonte leur mémoire, ce qu'ils nous transmettent, c'est une histoire de lutte contre les préjugés de la race, des coutumes et des mœurs, et puis une histoire de guerres, de dangers vécus jusqu'au cœur des villes et au fond des campagnes, de ces mois de captivité dans la jungle, de la mort qui s'abattait sur les proches et dans les familles, de la mort à laquelle on échappait, même lorsqu'on était loin des champs de bataille, de cet arrachement au sol natal et enfin de cet enfermement et ce long manteau d'oubli, comme un hiver qui n'en finit pas, qui a été jeté sur eux depuis leur arrivée en France.

Ils étaient les premiers rapatriés de l'histoire de France; ce terme leur était attaché depuis le jour où ils quittèrent Saigon, pour être embarqués dans des navires et débarqués dans le port de Marseille. La plupart n'avaient pas d'autre choix que de partir ; ils étaient les derniers représentants et les ultimes vestiges du colonialisme français dans un pays qui se voulait "libéré" et indépendant.

En 1956, la France n'avait aucun cadre institutionnel pour les accueillir. Ils n'étaient pas mieux traités que les réfugiés politiques comme ces émigrés italiens des années 1930 ou ces républicains espagnols en 1936, ou au pire ils étaient considérés et traités comme ces groupes de travailleurs et soldats étrangers amenés pour défendre la patrie ou faire tourner ses usines comme les africains et arabes d'Afrique du Nord et même les vietnamiens avant la guerre. Pour eux on réquisitionnait des camps qui avaient servi auparavant pour l'hébergement, ou plutôt pour l'enfermement la surveillance et la sûreté de ces étrangers comme ces camps militaires désaffectés dans le Lot et Garonne à Sainte Livrade sur Lot et à Bias (1200 et 700 rapatriés), ou on réouvrait des corons abandonnés après la fermeture des mines à Noyant dans l'Allier (accueillant 1700 rapatriés).

Ces rapatriés d'Indochine étaient administrés par des fonctionnaires issus des colonies, formés à des tâches qui relevaient plus de l'enfermement administratif que de l'humanitaire. Dans les premières années, une discipline inspirée des règlements militaires étaient instituée : lieux clôturés, gardés par des barrières, circulation soumise à autorisation, institution de couvre-feu, cérémonies "au drapeau" ... En 1959, comme pour légitimer ces pratiques administratives, un règlement était pris au niveau ministériel; "l'Arrêté Morlot", en même temps qu'il instituait la précarité du droit au (pauvre) logement qui leur était attribué, "droit provisoire, précaire et révocable", bafouait leur dignité.

Cet Arrêté Morlot ne contenait aucune disposition humanitaire ou humaniste; il visait avant tout au maintien de la discipline collective, à la prévention des troubles de l'ordre public, et constituait un catalogue d'obligations et d'interdictions, comme pour décourager les gens de continuer à résider dans ces centres, en leur rendant la vie insupportable, en multipliant les restrictions des libertés individuelles et leurs droits d'acquisition de biens matériels. Si certains, suite à des révoltes contre l'arbitraire des autorités, comme au camp de Bias en 1959, ou à des manquement à ces règlements inhumains, avaient été contraints de quitter ces lieux, la plupart d'entre eux, des hommes déjà âgés éprouvés par les épreuves de la vie, chargés de familles nombreuses et des femmes veuves ou vivant seules avec des enfants, étaient résignés, car ils n'avaient pas les moyens de s'établir dans la société française en dehors du camp.

Pour les autorités administratives le CAFI de Sainte Livrade était considéré comme le lieu de regroupement de tous ceux et celles (les chefs de famille) qui étaient considérés comme "inassimilables" dans un milieu ouvert. Par la suite tout était organisé comme pour assurer la strict minimum vital des familles dans ce milieu fermé et s'instaurait en même temps un mécanisme de mise à l'écart de ces gens vivant comme dans un monde à part, avec ses coutumes et ses règles de fonctionnement propres. Ils avaient "droit" au strict minimum social. Certaines femmes, veuves, à charge déjà d'une famille nombreuse étaient poussées à chercher du travail, se voyaient en butte aux tracasseries administratives, et même chassées du camp. Malgré leur handicap linguistique et culturel, n'ayant aucune formation, ces pères et mères de famille ne pouvaient trouver d'autres emplois que ceux de manœuvres dans les usines de la région; les femmes étaient employées dans les conserveries ou exerçaient des emplois saisonniers dans les fermes de la région. Jusque dans les années 1970, une école primaire était installée dans les bâtiments du camp de Sainte Livrade, pour les enfants de la maternelle jusqu'en fin d'étude primaire à 14 ans. Ces enfants vivaient dans un monde clos, sans contact avec l'extérieur ; ils étaient orientés arbitrairement à la fin de leur scolarité. Certains se retrouvaient en apprentissage souvent contre leur volonté dans des professions qui n'étaient pas faites pour eux. Beaucoup connaissaient la vie dure de leurs parents : Pendant les vacances d'été ils accompagnaient leurs mères ou leurs grand-mères dans les travaux des champs ou bien ramenaient chez eux des sacs de haricots à équeuter, pour gagner de quoi s'habiller et acheter des livres et des cahiers à la rentrée des classes.

Au fil des années, une vie communautaire inspirée des coutumes et des traditions vietnamiennes se constituait au camp de Sainte Livrade. Les cultures potagères asiatiques étaient acclimatées ; les traditions culinaires vietnamiennes étaient maintenues et les pratiques religieuses héritées du catholicisme, et du bouddhisme s'installaient au camp dans les enceintes d'une église et d'une pagode. Un commerce spécifique s'installait et assurait le lien entre tous ces habitants, qui avaient appris à vivre entre eux, à l'écart de la société rurale et villageoise locale.

Le 26 décembre 1961 le premier texte de loi sur les rapatriés était voté, donnant une définition légale du rapatrié, définissant ses droits fondamentaux; il devait servir de loi-cadre aux quatre textes adoptés par la suite et dont le dernier date du 23 février 2005. Cette loi donnait une définition légale du rapatrié :

"Les Français, ayant dû ou estimé devoir quitter, par suite d'événements politiques, un territoire où ils étaient établis et qui était antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France, pourront bénéficier de la solidarité nationale affirmée par le préambule de la Constitution de 1946, dans les conditions fixées par la présente loi.

Cette solidarité se manifeste par un ensemble de mesures de nature à intégrer les Français rapatriés dans les structures économiques et sociales de la nation.

Ces mesures consisteront, en particulier, à accorder aux rapatriés des prestations de retour, des prestations temporaires de subsistance, des prêts à taux réduit et des subventions d'installation et de reclassement, des facilités d'accès à la profession et d'admission dans les établissements scolaires, des prestations sociales, ainsi que des secours exceptionnels.

Les programmes de construction de logements bénéficiant de l'aide de l'Etat seront complétés par l'adjonction de contingents supplémentaires de logements pour les rapatriés. Le financement de ces contingents sera imputé sur les ressources dégagées par la loi de finances visée à l'article 4 ci-dessous.

Des indemnités particulières pourront en outre être attribuées aux rapatriés les plus défavorisés qui ne peuvent se reclasser dans l'activité économique, notamment en raison de leur âge ou de leur invalidité."

Il apparaît, au regard de ce texte de 1961, que les Français rapatriés d'Indochine des centres d'accueil n'avaient bénéficié rétrospectivement d'aucune des mesures de solidarité définies dans ce texte de loi adopté 5 ans après leur arrivée en France.

Au cours des années, avec le dépeuplement progressif du camp de Sainte Livrade, du fait de départs volontaires ou forcés, du fait des enfants qui, ayant grandi, allaient faire leur vie ailleurs, avec le vieillissement de la population restante, engoncée dans sa pudeur, son silence et son fatalisme, hérité sans doute d'un fond de confucianisme bien asiatique, et avec les décès qui faisaient chuter progressivement le nombre des "ayant-droit", le problème que représentait cette communauté perdait de son actualité et de son importance ; l'Etat desserrait son emprise et en 1981 abandonnait toute tutelle sur le CAFI en revendant le terrain et les bâtiments du CAFI à la commune de Sainte Livrade, laissant ses habitants, pour beaucoup déjà âgés et sans ressources propres ou frappés par la maladie, dans la plus totale incertitude quant à leur droit sur les lieux où ils vivaient et les logements qu'ils occupaient. Le CAFI devenait une zone de non droit dont la commune ne savait que faire, faute de volonté claire ou de moyens appropriés. Entre temps ce qui était le Centre d'Accueil des Rapatriés d'Indochine devenait le Centre d'Accueil des Français d'Indochine. Ce glissement sémantique paraît être significatif d'une volonté d'ôter à ces Français la possibilité et le droit de se revendiquer comme des français rapatriés dans les termes de la loi de 1961.

Que disent les 4 lois adoptées par la suite en faveur des rapatriés ?

A la suite des guerres qui ont vu les pays d'Afrique du Nord accéder à l'indépendance et plus particulièrement l'Algérie en 1962, l'arrivée en masse des colons français et des harkis, dont le sort au départ était en tous points comparables à celui des rapatriés d'Indochine des centres d'accueil, la révolte violente de ces derniers et l'action concertée des associations de harkis et de rapatriés ont contraint l'Etat français à adopter des lois en leur faveur. En 1970, 1987, 1994 et 2005 4 textes ont été ainsi votés

La guerre d'Algérie avait occasionné le départ de millions de français d'Algérie et de harkis qui étaient les supplétifs de l'armée française, représentant politiquement une force bien plus importante que celle représentée par les 50 000 français en provenance de l'Indochine.

La plupart de ces textes mettaient en application les principes de la loi de 1961 : droit à la solidarité nationale et aide à la réinsertion ; ils introduisaient les notions de droits à la réparation financière et matérielle pour les préjudices matériels et humains, de droit au relogement, à la revalorisation des pensions et des retraites. Ces droits comprennent des allocations de reconnaissance par versement d'un capital ou de pensions mensuelles, aides au à l'amélioration de l'habitat ou d'accession à la propriété, à la réinsertion, et aides aux études pour la deuxième génération.

La loi du 23 février 2005, dont l'ambition était de régler sur le plan législatif la question des rapatriés exprimait dans son article premier "la reconnaissance de la nation à l'égard de ceux qui ont participé à "l'œuvre accomplie par la France, en Algérie, au Maroc et en Tunisie", les députés ont ajouté au texte la mention "en Indochine". Mais surtout, il a été complété par la reconnaissance "des souffrances" et des "sacrifices" endurés par l'ensemble des rapatriés.

Les principes de réparation financière et matérielle, ainsi que les mesures d'indemnisation et d'aide étaient réaffirmés, mais elles étaient prévues seulement pour les harkis, comme les trois textes de loi précédents ; aucune de ces mesures n'était prévue en faveur des rapatriés d'Indochine, qui avaient pourtant eu leur part de souffrances et de sacrifices, non seulement durant les temps de guerre, mais aussi durant ces cinquante années de leur existence en France.

En effet, les rapatriés des camps de Sainte Livrade et des corons de Noyant n'avaient jamais bénéficié d'aucune allocation de reconnaissance, ni d'aide à la réinsertion . La municipalité de Noyant avait revendu dans les années 1970 aux rapatriés les corons où ils avaient été accueillis, cependant que ceux de Sainte Livrade vivent depuis 50 ans dans la même précarité, sans aucun statut défini, dans des baraquements qu'ils avaient dû retaper à leurs propres frais pour pouvoir vivre décemment, et dont ils pouvaient être délogés du jour au lendemain par simple décision administrative, d'autant plus que leurs logements, des baraquements militaires construits dans les années 1930, se délabraient d'année en année et ne répondaient plus à aucune norme de salubrité de sécurité et d'habitabilité.

En novembre 2004, suite à des rumeurs d'un projet de rénovation de la Mairie de Sainte Livrade, impliquant la démolition des logements du CAFI et la reconstruction de logements neufs, craignant un nouveau déracinement et comme une expropriation, 200 personnes issues du CAFI manifestaient spectaculairement devant la Mairie de Sainte Livrade leur opposition et leur refus de voir la disparition de ce camp qui représente leur vrai patrimoine , le symbole, et comme le fondement même de leur identité, le lieu même de leur enracinement en France. Prenant conscience que ce camp et ses habitants sont les derniers témoins vivants de l'histoire de la France en Indochine, d'un moment oublié de l'histoire de France, ils manifestaient clairement leur refus de voir ce symbole vivant disparaître au profit d'une opération urbaine parmi d'autres et dans laquelle le "camp" ne serait plus qu'une cité périphérique où ils verraient disparaître et se dissoudre l'élément même de leur identité.

Parallèlement à l'action que les associations locales menaient sur le plan national, qui devait aboutir à l'adoption de l'article 1er de la loi "Alliot-Marie" du 23 février 2005, impliquant dans la reconnaissance nationale les rapatriés d'Indochine, leurs souffrances et leurs sacrifices, la CEP posait au niveau gouvernemental le problème de l'existence et de l'avenir du camp de Sainte Livrade et du statut de ses habitants.

La question du statut des rapatriés d'Indochine, de l'égalité de leurs droits au regard des dispositions prises en faveur des rapatriés d'Afrique du Nord et des harkis, était relayée par des députés et des sénateurs de toutes tendances, notamment par le député de l'Allier Yves SIMON. Celui-ci réclamait des amendements à la loi du 23 février 2005 visant à étendre le principe de l'indemnisation prévu à l'article 6 de la loi pour les harkis aux rapatriés d'Indochine. Cette demande fut rejetée par le gouvernement, mais la question des rapatriés d'Indochine retenait l'attention du gouvernement en la personne de Mme. Catherine VAUTRIN, Ministre déléguée à la Cohésion Sociale et à la Parité, qui prenait l'engagement de créer une mission IGF-IGAS sur les rapatriés d'Indochine.

Nous n'avons pas encore pris connaissance du résultat de l'enquête menée par M. LACAZE, mais dans sa formulation, la demande de la Ministre répondait à nos préoccupations :

"Dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2006 devant l'Assemblée Nationale, le 4 novembre dernier, en ce qui concerne la mission "Solidarité et intégration", le Gouvernement s'est engagé à demander la création d'une mission d'étude sur les rapatriés d'Indochine.
L'article 1er de la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés associe les Français d'Indochine à l'hommage rendu par la Nation à l'ensemble des hommes et des femmes qui ont contribué au rayonnement de la France d'Outre-Mer.
Pour autant il paraît nécessaire d'expertiser l'extension des mesures de réparation existantes à l'égard des rapatriés d'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, à l'ensemble des rapatriés d'Indochine.
La mission d'inspection devra apprécier l'impact des dispositifs spécifiques mis en œuvre par les pouvoirs publics en faveur des rapatriés d'Indochine.
Après avoir évalué, de façon précise, le nombre de rapatriés d'Indochine, le rapport recensera les mesures spécifiques mises en place et analysera :

  • l'impact des mesures de reclassement
  • l'impact des lois d'indemnisation
  • l'impact des lois sur les retraites
  • et plus précisément les effets de toutes les dispositions spécifiques prises à l'égard de cette communauté.
..."

Dans le cadre de cette mission, des habitants du CAFI étaient consultés par l'Inspecteur Général LACAZE ; ils lui ont fait savoir leur attachement puissant au CAFI, son importance comme symbole pour les rapatriés d'Indochine et leur refus de le voir disparaître et se normaliser.

La CEP impliquée dès le début dans ce dialogue avec le gouvernement, reste déterminée à connaître les conclusions de cette enquête et le suivi des mesures préconisées.

Au-delà de l'enjeu symbolique du CAFI, il apparaissait au départ que l'opération de rénovation du CAFI dépassait de loin les capacités financières et les compétences de la commune de Sainte Livrade.

En 2005, tout au long de l'année, un premier projet fut élaboré ; supervisé par le Préfet du Lot et Garonne et mené conjointement par le Sous-Préfet de Villeneuve sur Lot et la Mairie de Sainte Livrade, il comportait une bilan architectural et technique de l'habitat du CAFI, une étude sociologique portant sur les conditions de vie des habitants et leurs vœux en matière d'urbanisme, d'habitat et de logement. Un "comité de pilotage" convoqué à des moments importants de l'avancement de ce projet, permettaient aux représentants des associations de s'exprimer face aux autorités administratives et municipales. En janvier 2006, un projet architectural répondant aux conditions financières et aux vœux des habitants : préservation des endroits symboliques du CAFI, création de structures propres à préserver la mémoire de ces lieux, respect des espaces verts et des tracés des voies internes, conceptions de logements adaptés au mode vie des habitants, reçut dans l'ensemble leur approbation. Présenté au ministère de tutelle le Ministère de l'emploi du travail et de la cohésion sociale, il fut rejeté pour non conformité aux critères de l'ANRU.

Actuellement, en raison de l'ampleur des besoins en matière de reconstruction urbaine en France, le dossier du CAFI dans le Lot et Garonne n'est pas considéré comme "prioritaire", mais procède d'une priorité "supplémentaire" pour l'ANRU, d'autant plus que tout dossier de financement doit répondre à des critères précis, auxquels le dossier du CAFI ne répond pas toujours.

La CEP, s'appuyant sur la disposition prévue dans la loi du 23 décembre 1961 stipulant : "Les programmes de construction de logements bénéficiant de l'aide de l'Etat seront complétés par l'adjonction de contingents supplémentaires de logements pour les rapatriés. Le financement de ces contingents sera imputé sur les ressources dégagées par la loi de finances visée à l'article 4 ci-dessous." continuera à défendre le caractère spécifique du CAFI , son originalité, et le fait qu'elle a un avenir propre qui dépasse les enjeux de normalisation sociale dans le reste du pays.

Le combat pour la défense des rapatriés d'Indochine de Sainte Livrade et de Noyant, des corons de Noyant et du CAFI de Sainte Livrade, ne fait que commencer; les objectifs peuvent paraître utopiques ou incertains, et les résultats problématiques, mais la CEP avance avec l'espoir de voir un jour les eurasiens recouvrer leurs droits et leur dignité, de voir revivre en harmonie et comme réconciliés avec un passé désormais apaisé, ces lieux où leurs parents se sont enracinés, où ils ont fait leur vie, et celle de leurs enfants …

La Coordination des Eurasiens de Paris.


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